J'aurai tellement aimé avoir ce sujet au bac, "Désirer, c'est souffrir". Il y a quelque chose de poétique dans ces
trois mots, quelque chose de troublement doux. J'y ai quand meme réfléchi une bonne partie de la journée d'hier. Pathos.
Sinon ;
- Je vais bien et je n'ai pas eu de douleurs, sauf jeudi, une grosse fatigue suite à l'arret de la perf' et une barre au plein milieu du ventre. Les lits d'hopitaux sont quand meme foutrement
inconfortables, j'ai eu plus mal au cul et au dos qu'au reste.
- Cette nuit j'ai revé que j'emballais - et bien d'autres choses ... - extatiquement Alain Bashung. Du coup aujourd'hui je suis de tres bonne humeur.
- J'ai fais de mon balcon tristement parisien un massif fleuri et odorant. La premiere chose que je fais le matin, avant mon café, c'est de regarder si mon persil a poussé. Et j'aime ca. C'est
mon truc ca me detend.
- Quand j'aurai fini de préparer cette fichue séance photo, j'aurai un orgasme mortel.
Mardi 17 juin 2008
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Petites Choses du Quotidien
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Demain demain. Demain. Demain je rentre, je vais poser mes petites affaires, je vais faire semblant d’aller bien, de ne pas
sentir ni voir ni toucher ni comprendre ni rien. Je vais sortir une petite blague à l’infirmière dans l’espoir qu’elle trouve ma veine d’un seul coup et pas en quatre ou cinq, puis sortir de là
et ne pas me perdre dans les couloirs ou d’avoir la tête qui tourne dû au stress, bien respirer, penser à autre chose ; mes pieds, mon compte en banque, la couleur de ma petite culotte de
demain, le nombre de pages restantes dans mon agenda, tout et rien à la fois, pleins de choses insignifiantes, mais tout sauf ça.
Paradoxal pour une fille qui ne voulait jamais franchir les portes d’un hôpital de sa vie, jamais jamais, meme quand les
gens meurent, même quand ils vont très mal, jamais avoir d’enfants, jamais être malade. Tout ca juste pour pas dire à quelqu’un qu’on a mal.
Quelque part au fond j’ai envie d’hurler. Cent quarante cinq kilos. Et toutes ces filles hystériques qui crient au bonheur,
au miracle, qui leur donnent même un petit nom, ces filles que je trouve complétement connes et que je ne veux pas voir. Je veux juste être moi, moins, et ne pas me sentir
handicapée.
La nuit je rêve que je cours. Quand je me reveille je me rends compte que ca fait une dizaine d’années que je ne peux plus
le faire. Rien à faire.
Derniers préparatifs, playlist, et en avant la musique.
Lundi 9 juin 2008
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Petites Choses du Quotidien
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Quand le graphiste et le photographe m'ont dit qu'ils prenaient 1200 euros chacun, j'ai pleuré. Puis je me suis dis "merde". Et j'ai fini par apprendre toute seule.
On est jamais mieux servie que par soi-même.
Il y a des fois où j'ai besoin d'un serieux coup de main, où j'ai envie de pleurer tellement il y a de choses à faire, où la solitude, tout ca... Parfois mon quotidien est pesant. Et tout ces
gens qui pensent que je ne fais rien de la journée... Encore plus déprimant.
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Dieteticienne, psy, prise de sang, pneumologue, fibroscopie, radio du foie, TOGD, kiné, anesthesiste, gastro-entérologue, chirurgien x 2... Hôpital. J'aime pas les hôpitaux, ca pue l'ether et la
maladie. Je n'ai pas peur, je n'ai meme pas envie de deguerpir. Absence de sentiment autre que l'incapacité de faire autrement.
J'écoute John Frusciante. Je connais presque toutes les paroles par coeur. Pour une fille qui parle très mal anglais c'est quand meme pas mal. J'entends la tonalité particuliere de sa voix, le
frottement audible de sa langue sur son dentier, sa respiration sur certains morceaux.
Je crois que j'aurai aimé être Emily Kokal quelques heures.
Samedi 17 mai 2008
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Petites Choses du Quotidien
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Souvent je me suis retrouvée devant cet écran blanc pour y écrire des choses, et souvent je n'eu
plus rien à dire. Je profite de ma nouvelle vie dans mon nouvel arrondissement, m'occupe de l'aménager comme je peux avec celui qui est si gentil et que j'apprends à aimer encore plus fort, et je
comble le tout de bulles roses et de cotillons chaque jour qui passe.
Je ne suis toujours pas retournée chez ma psy mais en meme temps, et bien... je n'en vois plus l'interet, de cette béquille qui ne fait que me faire revivre chaque semaine les choses dont je ne
veux plus entendre parler. Elles se sont produites ; c'est du passé. On ne peut plus rien y faire ; il faut vivre avec et sans. Je peux m'améliorer ; je ne peux pas être quelqu'un d'autre.
Je sais bien qu'un jour j'aurai un très vilain contre-coup mais pour l'instant je m'estime heureuse, assez pour dormir la nuit, assez pour ne plus vomir depuis plus de 3 mois, et assez pour avoir
meme un tas de projets.
J'aimerai un monde entier rempli de bulles roses comme le mien, mais il n'y a qu'à regarder autour et constater que si je vais mieux, les autres pas toujours, voire pire. Il y a une citation qui
me vient à l'esprit en constatant tout cela, tiré du film Black Book de Verhoven ; "Cela ne s'arretera donc jamais ?!". Non, ce n'est pas parce qu'on a fini de souffrir qu'il n'y a plus
de souffrance autour de soi. Je suis triste de ne rien pouvoir y faire, surtout quand ce sont des personnes que j'aime. Lorsque je commence à y penser, cela me plonge dans une noirceur telle
qu'elle me donne le vertige.
Ma vie n'est pas extraordinaire mais je l'aime comme ca. Elle me convient et je n'en suis plus la victime consentante.
J'ai pris rendez-vous avec le chirurgien pour le 1er avril.
Dimanche 23 mars 2008
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Malheureusement que dire si ce n'est des nouvelles peu rejouissantes et fort peu concluantes. Depuis le debut d'année je suis en mode off et je
m'en accomode parfaitement en attendant un signe de Dieu.
Et sinon...
- J'ai toujours super envie de fumer, surtout depuis que c'est interdit partout. Et meme surtout quand je reste chez moi.
- Les choses horribles ne me font plus réagir, meme pas un haussement de sourcil. Je dois surement avoir un probleme de cafetiere.
- J'ai achevé pour de bon mes envies de MacDo. Ca aussi j'ai fini par ne plus le digérer. Ni mon bac de douche d'ailleurs.
- J'ai précisement mal à l'estomac, au ventre, au tendon de ma jambe gauche, à mes deux genoux et au cul. Je pars en morceaux oui c'est bien cela. Et je ne vais pas chez le medecin parce que.
- Je ne savais pas qu'il y avait autant de mecs qui se branlaient dans les toilettes de leur boulot. Je suis scandaleusement dubitative.
A bientot pour de nouvelles et passionantes aventures.
Mercredi 23 janvier 2008
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Petites Choses du Quotidien
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Un lecteur de flux RSS pour visualiser d'un seul coup d'oeil les MAJ de
tous les blogs / presse économique / journaux que je lis en ligne. C'est meme très pratique, je ne connaissais pas, je suis nulle en informatique.
Et un truc que si je l'ai je me fais pipi dessus. Sortie mi février, liste d'attente limitée à 250 personnes ( pour le moment ) pour la version
beta.
Youpi.
Jeudi 17 janvier 2008
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Petites Choses du Quotidien
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Dans quelques semaines, ici ne sera plus mon chez moi. Je commence à trier, vider, plier, ranger. J'aime pas le changement. Et tout cet
attachement à cet endroit ; ici c'est chez moi pour la premiere fois, je m'y voyais encore pleins d'années... J'essaye de rassembler ce que j'ai pu garder de mes précédentes colocations foirées.
Clepto sentimentale. J'emmene tout ca là-bas, chez celui qui est si gentil , qui me regarde tout les jours comme la septieme merveille du Monde - meme pas maquillée / lavée / coiffée.
J'ai beau essayer de me convaincre que c'est mieux comme ca. Pas d'argent et en création d'entreprise. Ca fait plaisir à mes parents. Ca fait plaisir à celui qui est si gentil. Alors il faut le
faire. Si ca marche pas tu pourras toujours re-demenager. Evidemment.
Et puis cet argent que je pourrai consacrer à mon bébé-projet, ce n'est pas rien.
Alors ok, tout ca c'est pas grave, je vomis un coup parce qu'après je suis zen et vide, dans tous les sens du terme.
Et je retourne à mes cartons.
PS : Plus tôt dans la soirée, un appel de la part de mes parents, fous de joie de me voir en couple et de m'installer quelque part avec
quelqu'un. Ils parlaient tous les deux en meme temps. J'ai pas tout compris et c'etait epuisant. Quand je dis que les choses ne changent jamais...
Samedi 12 janvier 2008
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Le gros probleme d'une boulimique vomisseuse qui ne peut plus vomir, c'est qu'elle s'acharne a être la plus depensiere possible. C'est tout
autant une drogue, tout autant une culpabilité.
Je ne sais pas quoi faire pour remedier à ce probleme.
NB : Demain c'est les soldes, demain c'est les soldes !!!
Mardi 8 janvier 2008
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Petites Choses du Quotidien
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Je declare ouverte l'opération casse couilles pour avoir un tout petit mignon chat.
Voila ca c'est dit. Va y avoir du sang, va y avoir des roulades en bavant par terre, le jour, la nuit, tout le temps.
Vendredi 4 janvier 2008
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Petites Choses du Quotidien
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