Souvent je me suis retrouvée devant cet écran blanc pour y écrire des choses, et souvent je n'eu plus rien à dire. Je profite de ma nouvelle vie dans mon nouvel arrondissement, m'occupe de l'aménager comme je peux avec celui qui est si gentil et que j'apprends à aimer encore plus fort, et je comble le tout de bulles roses et de cotillons chaque jour qui passe.

Je ne suis toujours pas retournée chez ma psy mais en meme temps, et bien... je n'en vois plus l'interet, de cette béquille qui ne fait que me faire revivre chaque semaine les choses dont je ne veux plus entendre parler. Elles se sont produites ; c'est du passé. On ne peut plus rien y faire ; il faut vivre avec et sans. Je peux m'améliorer ; je ne peux pas être quelqu'un d'autre.

Je sais bien qu'un jour j'aurai un très vilain contre-coup mais pour l'instant je m'estime heureuse, assez pour dormir la nuit, assez pour ne plus vomir depuis plus de 3 mois, et assez pour avoir meme un tas de projets.

J'aimerai un monde entier rempli de bulles roses comme le mien, mais il n'y a qu'à regarder autour et constater que si je vais mieux, les autres pas toujours, voire pire. Il y a une citation qui me vient à l'esprit en constatant tout cela, tiré du film Black Book de Verhoven ; "Cela ne s'arretera donc jamais ?!". Non, ce n'est pas parce qu'on a fini de souffrir qu'il n'y a plus de souffrance autour de soi. Je suis triste de ne rien pouvoir y faire, surtout quand ce sont des personnes que j'aime. Lorsque je commence à y penser, cela me plonge dans une noirceur telle qu'elle me donne le vertige.

Ma vie n'est pas extraordinaire mais je l'aime comme ca. Elle me convient et je n'en suis plus la victime consentante.





J'ai pris rendez-vous avec le chirurgien pour le 1er avril.





Dimanche 23 mars 2008
publié dans : Petites Choses du Quotidien ajouter un commentaire
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