Parfois il me prend l'envie de tout bazarder pour de bon, et d'écrire sur des choses tout à fait futiles donc tout à fait indispensables ; de
rock, de cinéma, de fringues, voire meme, de tout ça à la fois. Loin de tout ici. Pas de boulimie, pas de mélancolie.
Je me dis qu'il est deja bien suffisant d'en vivre et d'en souffrir. Pourtant cela a agit comme un véritable exutoir, et à defaut d'en parler à quelqu'un, je l'ai au moins ecrit, raconté,
expliqué.
J'envie les personnes qui se levent le matin sans avoir d'idées noires, qui arrivent à faire des choses simples sans que ca leur paraissent compliqué, qui n'analysent jamais rien. J'adorerai
sourire et rire assez souvent. Je sais bien aujourd'hui que je ne serai jamais comme ca, je m'ameliorerai peut-être, mais jamais assez pour etre à peu près "normale". Rien ne se guérit
completement. Dois-je cultiver cette attitude pour autant ?
Ce qui m'ennerve le plus, c'est d'être fatiguée d'être en colere contre tout le monde. Il ne se passe pas une putain d'heure sans que je rumine dans ma tête qu'on est malheureusement entouré
d'une belle brochette de cons. Partout, tout le temps. Je peste sans cesse contre les gens, intérieurement , en silence, bien trop autiste pour exprimer ne serait-ce que le quart du tiers de ce
que je pense. La haine c'est épuisant.
La derniere fois que j'ai vu ma psy, c'est à dire il y a quand meme plusieurs mois, je lui ai demandé si je pouvais dire tout ce qui n'allait pas - et au bout de 2 ans de rendez-vous avec
elle, elle pensait surement qu'il etait peut-etre temps - elle m'a repondu oui. Alors j'ai tout dit bien separemment, comme si j'avais pû dessiner des tirets entre chaque phrase. J'ai parlé
des mains qui se balladent où on veut pas quand on est jeune. J'ai parlé du mec dans les vestiaires et des vieux degueulasses qui ont suivis. Tout ca tres calmement, un sourire de politesse au
coin des levres. On s'est dit au revoir et je n'y suis plus jamais allée.
Depuis, je suis à la recherche desesperement de ma libido, mais maintenant je peux enfin parler de rock de cinema de fringues et vous ne pouvez pas imaginer à quel point ca me ravit.