Depuis lundi que je suis arrivée ici, j'ai tôt fait de remarquer que les diners etaient bon enfant, un leger manque de communication tout de meme mais ca restait calme et limpide.

Mardi pareil.
Mercredi aussi.
Jeudi tout autant.

Et puis vendredi.

L'odeur de l'alcool, les engueulades, les voix qui montent, qui tonnent pour un rien, une broutille mais peu importe la raison au fond car ce ne sont que pretextes. Ma mere dans la cuisine qui s'en prendra plus tard plein la gueule, mon frere qui claque les portes. Etc etc. Toujours la meme chose, toujours le meme scénario. A la fin, l'héroine est une bouteille de vin sur lesquels tous les regards se tournent.

Avant ca, toute la semaine, j'ai esperé que tout était fini. Que plus rien de ce genre ne se reproduirait.

Mais les choses ne changent jamais.


Jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais jamais JAMAIS.



Samedi 29 décembre 2007
publié dans : Petites Choses du Quotidien ajouter un commentaire
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Est ce que le bonheur ;

c’est juste de se sentir bien ensemble ?
c’est de se savoir soutenue financierement ?
c’est se satisfaire de quelque chose de doux, presque fade, à la place de l’intensité ?
c’est mettre sans regrets ses envies d’ailleurs au placard ?
c’est accepter qu’il ne soit pas parfait ?



Je ne sais pas ce qu’il faut que je fasse. Je n’ai jamais su etre stable.




Vendredi 28 décembre 2007
publié dans : Sweet ( Painful ) Love ajouter un commentaire
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Ai vomi deux fois avant de partir pour prendre le train. Prendre une douche, se coiffer, rassembler ses affaires, fermer la porte, ne pas hurler d'avoir mal au genou dans les escaliers.

Ai vissé mon Ipod sur les oreilles dans le metro et dans le train. Descendre du train et monter dans la voiture et hurler parce que j'ai un putain d'abruti de frere qui roule trop vite et qui fait une glissade sur le verglas avec des voitures qui arrivent en face.

Repas de Noel tres calme. Pas de discussions. La télé comme seule attraction.

Pas d'internet, pas de voitures. Coincée.

Le reste du temps, j'attends. Je ne sais pas encore trop quoi, mais j'attends. Je n'ai meme plus hate de rentrer chez moi, je me sens trop faible pour decider de quoique ce soit, comme au fond d'un trou noir béant dans lequel on ne verrait aucune lueur. Molle. Sans vigueur. Sans envies.
Ca n'arrange pas mes affaires. J'essaye d'avoir l'air joyeuse, de sourire, mais au fond ca ne va pas du tout, de moins en moins. Je suis lassée de tout et ne voit d'interet en rien, meme pas pour ceux que j'aime. Je me sens affreuse comme ca ; la culpabilité c'est la seule chose que je me sens capable de ressentir maintenant.



Du fond de mon lit je me demande à quoi ca sert tout ca. Parler aux gens, d'être gentille, de les aimer, de les attendre sans qu'ils se rendent compte que c'est un luxe d'avoir quelqu'un qui nous attends quelque part, de les supporter ou de se faire poignarder de dos ou de face par eux. Je passe le temps en me repassant des histoires dans la tete.

Ne pas hurler.





Jeudi 27 décembre 2007
publié dans : Des Nuits comme le Jour ajouter un commentaire
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Il ne se passe pas un seul jour sans que j'ai mal ; mal aux pieds d'avoir marché, mal aux chevilles, mal au dos, mal à la tête, mal à la gorge, mal dans mon dedans. 

Je viens de me reveiller avec une grosse crise d'angoisse suivie d'une crise de pleurs. Incompréhensible. Je n'arrive meme pas à lui dire ce qui ne va pas quand il me le demande, moi j'ai juste envie de pleurer jusqu'en mourir.

Je ne me vois pas passer ma vie à avoir mal, tout le temps, physiquement ou psychologiquement. Je ne me vois pas passer ma vie à revivre sans cesse les choses et à ne pas pouvoir m'en defaire. J'aimerai être beaucoup plus forte, me prendre en main et retourner voire ma psy. Mais ni les antidepresseurs, ni d'être suivie ne m'a fait du bien.

J'entends de plus en plus de voix, je vois de plus en plus d'ombres, et les reminiscences qui tournent et s'enchainent et tourbillonnent. Je suis fatiguée de mes cauchemars, de mes angoisses nocturnes, de grossir et d'avoir mal.

Malgré ce qu'a pu me dire la psy, je reste persuadée d'etre responsable de l'état de mon père. Je l'ai rendu malade, et comme on a jamais su communiquer, ca l'a rendu malade, malade, malade. Tous les jours je pense à mes parents et de ce trop plein de choses que je ne pourrai jamais leur dire.

Il est 3h36. Attendre que ca passe. Que toute cette amertume, cette mélancolie s'en aille. Je reve moi aussi de m'en aller car je n'ai plus la patience. J'ai toujours cru que j'irai mieux, et aujourd'hui je m'apercois que ca ne pourra qu'etre de pire en pire.

Lundi 24 décembre 2007
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- Alors pour le jour de l'an, j'avais pensé à du foie gras sur du...

- J'aime pas le foie gras.

- Bon ok, alors sinon j'ai du crabe avec du pamplemousse.

- C'est degueu ca !

- Bon et j'ai pensé faire des fruits deguisés, c'est joli...

- J'aime pas les fruits deguisés.


***


Comment perdre patience en deux secondes trente. Je sais pas, moi ca me fait plaisir de faire à manger quand il y a du monde meme si je me debrouille pas bien du tout. De faire un buffet pour le nouvel an, de faire des jolies choses à mettre sur la table, des trucs fins et des trucs super gourmands, avec pleins de couleurs, des plats que je fais vraiment avec amour - c'est cliché vraiment, mais quand je cuisine c'est avant tout pour faire plaisir.

Je reve en grand. Trop apparemment. Elle me dit qu'elle prefere les paquets de chips et les trucs pas compliqués à faire, alors que moi ca me fait PLAISIR de cuisiner toute une journée s'il le faut. Il y a comme un grand fossé culturel ici; pour montrer aux gens qu'on les aime, on m'a toujours appris que ca passait par la bouffe. Si je leur achete un paquet de chips à Leader Price, est ce que c'est proportionnel à l'estime que je leur porte ?

J'ai meme plus envie d'y aller à son Jour de l'An. Je suis débile, je sais, merci.







Samedi 22 décembre 2007
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***


- Comme elle est cardiaque, maigris un peu avant de voir ta grand-mère...

- Tu es la seule grosse que je tolère. Mais... Pourquoi tu as grossi autant cette année ...?!



***



Décidemment. Comme si ca ne me faisait pas assez chier moi-même.


Monstre inbaisable.


Je n'ai plus faim.


Jeudi 20 décembre 2007
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Je ne supporte plus quand elle boit. Je ne supporte plus ce qu'elle dit quand elle boit. Je ne supporte plus ce qu'elle est quand elle boit.

J'ai beau en parler ca ne change rien, ca me rend meme malade. Coupable. Impuissante etc. J'aimerai l'aider, mais je ne peux au final que l'écouter et lui dire que je serai toujours là. Je ne sais pas faire autre chose que ca.

Ca me renvoit à pleins de choses que je pensais avoir apaisé ; les cauchemars reviennent, un vieux relan de depression qui ressurgit, cette sensation de se retrouver face à quelque chose d'immuable et toute cette tristesse, oui, cette tristesse de ne pas pouvoir faire plus, de ne pas pouvoir prendre les gens sous son aile et de les enfermer chez soi, loin de tout ce qui les rend si pathétiques, si paumés, si malheureux. Je n'ai vraiment pas ce pouvoir. De toute ma vie je n'ai jamais vraiment su aider quelqu'un qui n'allait pas bien.

Je me sens ridiculement petite à cet instant, pire que nullissime. Ca a l'air de peu d'importance pour quelqu'un qui n'a pas vu les dégats, ni senti l'odeur de l'alcool puant que je deteste tellement, ni les pleurs, ni les plaintes, ni toute ce chagrin qui transpire et qui colle au coeur.



Je pense que mon pere etait triste aussi.


Mercredi 19 décembre 2007
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On a fait le sapin.





Dimanche 16 décembre 2007
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Vraiment je ne comprends pas pourquoi Modest Mouse n'est pas connu.







Dimanche 16 décembre 2007
publié dans : Celle qui aimait... ajouter un commentaire
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Je te deteste. Vraiment. C'est peut-etre ce que tu cherches avec les gens au final, inconsciemment, qu'on te deteste tellement fort qu'aucun pardon ne peut etre possible. Et il en faut pour que je ne pardonne rien.

Tous les efforts que j'ai fais pour etre bien, gentille, à disposition, compatissante, jamais petée de trouille. Tout cet amour dont je suis capable, cette patience, cette comprehension. Toute cette fatigue à t'attendre et à vouloir comprendre pourquoi.

Et aujourd'hui l'histoire finie, j'entends encore parler de toi indirectement parce que tu t'attaque à des gens que je connais, que j'aime, et je me sens tellement coupable de leur infliger ca à cause de moi, de mes mauvais choix. J'aimerai t'oublier mais je ne peux pas, je ne cesse de me demander ce qui m'a pris, et pourquoi tu m'as fais pleurer autant sans que je reagisse. 


Jamais personne ne te detestera autant que moi.
Jamais personne n'aura autant plus envie de te cracher dessus.



Vas te faire foutre bordel de merde.






Vendredi 14 décembre 2007
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