Il me prend dans ses bras en me disant qu'il m'aime, et qu'il est content de m'avoir avec lui. J'aimerai le croire. Pour moi, les choses sont tellement
ephemeres - surtout l'amour, les couples, etc - que j'attends presque avec impatience le jour où il va se rendre compte, où il va me quitter.
"Ce serait une bonne idée de venir habiter ici..."
J'ai du mal à comprendre. Comment peut-on vouloir d'une pièce toute dechirée, toute moisie, et le coller dans son puzzle tout lisse et neuf ? Et si ca ne marchais pas ? Où vais-je aller ?
Demenager, encore, retourner chez mes parents, comme depuis mes 18 ans, quitter retrouver quitter retrouver. Aujourd'hui j'ai 25 ans. J'ai envie de stabilité.
Lui, c'est le genre de personne qui n'a jamais connu la galère, qui a vécu dans une bulle impermeable. Jamais de gros drames dans sa vie, jamais triste, jamais angoissé. Ni aucun coup, ni aucun
cri. Rien. Alors à coté, je fais un peu tache. Et pourtant il est toujours gentil, toujours tendre, il me prend dans ses bras en me disant qu'il m'aime, et qu'il est content de m'avoir avec
lui.
Peut-être qu'il n'y a rien à comprendre finalement.
Mercredi 31 octobre 2007
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Sweet ( Painful ) Love
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Voila trois jours déjà que je suis ici. Tout est calme, je me repose. Je me repose toujours plus ou moins une semaine après avoir vu mes parents, j'ai
toujours l'impression de peser trois tonnes en rentrant.
Toute cette quiétude me fait du bien ; je n'ai pas fais de cauchemars, je n'ai pas fais de crises d'angoisse.
Comme j'ai été à peu près sage, nous irons à Disneyland vendredi, parce qu'au dela du caractere beauf que cette sortie peut representer, je le dis sans honte : J'ADORE Disneyland. Je suis encore
une grosse gamine, j'aime manger des tas de bonbons et hurler dans Spacemountain, me perdre dans le jardin d'Alice aux pays des Merveilles et avoir peur dans la maison hantée.
J'assume.
NB : L'autre jour j'ai acheté des pailles au chocolat et la fraise avec l'arôme qui se libere dans le verre de lait. Un truc pour gamins. Comme quoi je suis vraiment atteinte. Syndrome de Peter
Pan ?
Mercredi 31 octobre 2007
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Petites Choses du Quotidien
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Je repars. Mais ailleurs. Pas tres loin mais surtout pas ici ou là-bas.
J'en profiterai pour faire du tri méthodique comme j'aime les faire. J'ai plein de choses à dire à ma psy, et elle va surement revenir sur les deux phrases que je lui ai laché juste avant de
partir lors de notre dernier rendez-vous, l'air de rien, avec le sourire et en remettant mon sac sur mon epaule. Entre ca et ce week-end ca fait finalement pas mal de choses à raconter.
Ce que je ne supporte plus à présent, c'est de tout accumuler, garder pour moi, m'efforcer d'oublier. Au final ca revient toujours, pour preuve ces dernieres semaines où des choses sont
remontées à la surface. C'est pas joli joli Madame.
Mais la vie est pas si degueulasse que ca. Non.
Dimanche 28 octobre 2007
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Petites Choses du Quotidien
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Je reviens tout juste du sacro-saint repas de famille pour lequel je flippais depuis des mois.
Je suis encore vivante. C'est incroyable.
Et mon Mac remarche.
Youpi.
"Je voudrai remercier celui qui m'a accompagné tout ce temps, celui qui hallucinait en meme temps que moi, celui qui m'a suivi par -5° dans mes nombreuses pauses clopes, qui m'a tenu la main en
me la tappotant pour que je me calme... C'est un honneur pour moi ce soir de recevoir le Cesar de la meilleure comédienne du week -end, je ne sais que rajouter sinon que j'ai mal aux joues
tellement le scénario fut éprouvant. Je vous aime. Merci."
Dimanche 28 octobre 2007
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Petites Choses du Quotidien
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Cent vingt cinq kilos. C'est le poids que je fais aujourd'hui. Ca me choque moins en lettres qu'en chiffres. Je ne me rappelle plus à quel "vrai" poids je
m'étais arretée lors de mon précedent régime, étant donné que j'avais une balance qui deconnait severe, mais j'ai bien dû reprendre une quinzaine de kilos depuis janvier.
J'avoue, je ne me suis privée de rien ; Mac Do à foison, pizzas, chinois, chips, etc... Je m'en foutais. Depuis mon licenciement en avril, ajouté aux
diverses semaines où je n'avais plus d'argent et qui m'ont fait manger comme quatre sitôt que je pouvais tirer quelques billets... Boum. Boum et reboum. Rereboum jusqu'à cent vingt cinq
kilos.
Donc hier j'ai dis à mon homme avec un ton très determiné "Mac Do c'est fini tu m'entends, j'arrete ! Demain régime pour moi !". Je devais faire les
courses aujourd'hui pour commencer mon régime et puis je me suis dis que c'était peut-etre mieux d'arreter de manger. Plus rapide, plus orgasmique.
Et puis là, tout de suite, je me dis qu'il serait bon d'arreter les conneries aussi. Parce que depuis ce matin j'en suis à ma troisieme crise, par peur du
vide surement. Cercle vicieux de merde.
Alors demain mercredi, je vais faire mes courses pour mon régime. Bien consciencieusement ; yaourt nature 0%, salade, blanc de poulet, thon, poivrons,
champignons, un peu de fromage... Aller à la piscine pour prendre mon abonnement...
Cette fois, j'ai un cadeau à la clef ; j'avais demandé à mon medecin si une abdominoplastie m'était possible apres avoir perdu mes soixante kilos d'avant.
Elle m'a conseillé d'en reperdre encore une trentaine. Soit.
Cent vingt cinq kilos aujourd'hui.
Mercredi 24 octobre 2007
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Petites Choses du Quotidien
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Trois semaines qu'il ne dit rien. Mais quand va t-il craquer ... ?
Quand le matin par 5°C il sort acheter sans broncher des croissants et meme mes cigarettes si je lui demande gentiment. Quand je le reveille toutes les nuits à trois heures pétantes parce que
j'ai une crise d'angoisse. Quand je hurle pour rien. Quand j'inonde sa salle de bain. Quand je lui fais des reflexions blessantes. Quand il m'ennerve. Quand je ne me maquille pas. Quand je lui
fais prendre le bus avec moi pendant une heure coincé dans les bouchons parisiens. Quand je fume trop. Quand je lui dis que je n'ai pas envie de le voir. Quand je lui demande de laisser la
lumiere allumée pour dormir parce que j'ai peur du noir.
Quand il m'écoute chouiner.
Quand je ne lui dis pas que je l'aime - alors qu'il aimerait tellement l'entendre.
Et un tas d'autres choses insignifiantes. Insignifiantes. Mais pour lesquelles d'autres m'auraient deja envoyé bouler. Et lui, si calme, si posé. Toujours un geste tendre et des étoiles pleins
les yeux quand il me regarde. Alors je regrette d'être parfois si blessante avec lui, si peu attentionnée et absente, tellement hysterique. La seule certitude face à tout cela, c'est mon
sentiment de desequilibre entre mes barrières, sa fragilité et sa naiveté, parce que quand tu aimes il faut partir, oui, ca fait mal d'aimer ; il faut fuire.
De toutes ces années à ne pas savoir ce que ca fait d'etre aimée, je n'en ai tiré que cette conclusion là.
Mardi 23 octobre 2007
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Sweet ( Painful ) Love
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Elle tourne quelques pages pour revenir en arrière. Parfois j'essaye de voir à l'envers ce qu'elle marque, sans succès.
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ELLE - Parlez-moi de votre ex...
MOI - Lequel ? repondai-je avec un demi sourire aux levres
ELLE - Vous savez tres bien.
MOI - Hmm. Et bien disons pour résumer que je me suis pris une porte en plein putain d'gueule. Des fois je fantasme sur le fait qu'il m'appelle un soir, ca fait si longtemps... Oui, parfois, il
me manque y'a pas à dire. Surtout qu'en plus j'ai toujours eu le chic de tomber sur des mecs qui m'aimaient pas, qui habitaient loin, qui etaient jamais là, blah blah ... Ca fait vite
relativiser, on s'en sort mieux quand c'est fini, dans ces cas là.
ELLE - Vous avez trouvé quelqu'un d'autre vous m'aviez dit.
MOI - Oui, faut voir le volteface là, c'est assez incroyable. Faut le voir quoi. Moi meme j'essaye de m'y habituer, c'est dire si ca chamboule. On verra ce que ca donne, y'a rien à faire
d'autre.
ELLE - Vous attendez quoi en general quand vous êtes avec quelqu'un ?
MOI - En fait j'attendai juste comme une grosse conne que quelqu'un m'aime. C'est comme si j'etais dans un grand hall de gare vous savez, avec tout ces gens qui passent avec leur valise leur sac
le quai le bruit l'horloge. Et moi au milieu de tout ca, transparente, en regardant tout ces gens qui se rassemblent qui s'enlacent qui se dise bonjour en s'embrassant. T'as beau regarder autour,
y'a personne pour toi. C'est les autres qui sont heureux, pas toi. Donc tu attends. Tu attends. Et tu attends. Et si tu as le bonheur d'avoir quelqu'un venant te parler, tu sais tres bien qu'il
aura toujours un train à prendre sans toi.
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Rendez-vous le 8 novembre.
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T'écoute peut-être comme moi :
In a Funny Way - Mercury Rev
Vendredi 19 octobre 2007
publié dans :
Sur le Divan
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Deuxieme mois sans regles... qui dit mieux ?
Vendredi 19 octobre 2007
publié dans :
Petites Choses du Quotidien
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