De la chair. Uniquement de la chair. Dans mon lit, dans leur lit. Des heures ou des nuits entières. Je m'en fiche de tout ca, d'eux, de moi. Pas de
sentiments, plus jamais de sentiments. Je ne lutte meme plus et accepte n'importe quelle proposition la tete ailleurs. Je ne suis plus là quand ils me baisent, je pense à autre chose, je fais
semblant en gémissant. Je jouis de ne pas être seule pendant quelques instants. De la chair, uniquement de la chair. Mon corps ne me sert plus à rien. Et entre chaque homme suivant, je me laisse
envahir dans le noir. Le silence. Le vide. En attendant l'homme suivant.
Je ne suis plus là quand ils sont en moi.
Mercredi 26 septembre 2007
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Des Nuits comme le Jour
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J'ai tout laché ; mon nouveau boulot et les gens que j'aime. Ce serait comprehensible de penser que je le fais expres, alors que pas du tout. Depuis plus
d'une semaine je me force à communiquer avec les gens, à leur faire l'amour même. Et en apparence tout va toujours bien, j'ai le sourire, je parle, je discute. Maintenant je me sens juste
fatiguée. Découragée. Il n'y a qu'une pensée qui m'obsede et qui me fait me demander "A quoi ca sert tout ca ...?". Sans réponse.
Je passe des nuits affreuses à cauchemarder, à me reveiller toutes les demie-heure sans pouvoir me rendormir et quand il arrive enfin l'heure d'aller travailler, les yeux deja ouverts je retrouve
mon trou, mon abîme sombre. Je ne peux plus bouger, et souvent je pleure beaucoup. J'ai toujours l'impression qu'il y a quelqu'un d'autre chez moi, alors que je sais bien que non, que ce sont les
délires d'une petite fille qui a peur du noir... mais c'est plus fort que moi.
Même mes bonnes résolutions sont tombées à l'eau ; je pensais voir un psy pour une vraie thérapie cette fois, pas juste un soutien en surface depuis toutes ces années au CMP. Je pensais que je
pourrais retravailler et être stable. Je pensais qu'il reviendrait. Je pensais arreter mes crises. Je pensais qu'on m'aimerait. Qu'on ne pense pas que je n'ai jamais fais d'efforts, bien au
contraire, j'en ai toujours fait. Pour quels resultats ? Quels changements ? Quelles fiertés ?
Je me souviens, quand j'etais plus jeune, je n'avais jamais d'amis. J'étais toujours seule dans un coin de la classe ou de la cour de récréation. Je me souviens de toujours avoir été la derniere
prise quand on constituait des équipes. Je me souviens de ces soirées à attendre ma mère pendant des heures pour qu'elle vienne me chercher, surtout quand il faisait nuit.
Aujourd'hui je pense juste que je suis fichue. Que quoique je fasse, c'est fini ; les choses ne changent pas, et les choses ne nous retiennent pas si on n'a pas envie de rester.
Mercredi 19 septembre 2007
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Petites Choses du Quotidien
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Je prends le large. Pardon.
Le temps de me remettre de ces dernieres semaines, le temps de penser à moi, le temps d'empecher mes envies suicidaires, le temps de calmer ma tête, le temps de calmer les voix.
Ces choses sont plus fortes que moi. Elles m'obsedent, elles m'empechent. Elles sont là même avec les gens que j'aime, et même parfois quand je ne le veux pas.
J'aimerai ne plus être fatiguée de moi-même et de cette vie là.
Lundi 17 septembre 2007
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Petites Choses du Quotidien
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Oui c'est un titre que j'ai deja donné à l'un de mes posts autrefois. Peut-etre qu'il n'y a pas plus approprié.
Depuis ce matin je commence à ressentir un contrecoup assez affligeant. Tout me fait penser à lui. Je me disais à chaque fois que ce n'etait pas un signe, mais alors que penser quand on en arrive
au vingtieme et qu'ils sont tous aussi improbables à chaque fois ?
C'est sa chanson préférée qui passe à la télé le matin, un vieux truc alors qu'ils ne passent que des hits. C'est mes deux collegues qui parlent pendant une heure de prison, de délinquants, de
SIDA alors que le sujet ne s'y pretait pas du tout, c'est une fille qui n'arrete pas de repeter "atypique" ( comprenne qui pourra ) pendant cette meme conversation, c'est mon Word qui
bloque sans raison sur "Nevers" en surlignage, ...
Je pourrais faire une sacrée liste de ces "hasards" depuis ce matin.
Je me demande ce que j'ai fais de mal, et j'en suis venue à la conclusion que je n'etais pas assez bien. Pas assez bien. Toujours pas assez bien. J'aimerai tellement l'entendre, encore, ou bien
qu'il me dise juste que ce n'est pas de ma faute. Mine de rien je pense que je cristalliserai moins, et que ca me ferait du bien.
Mais tu peux toujours crever la bouche ouverte, toi et tes hasards à la con.
NB : Inutile de préciser que j'ai de nouveau , comme à chaque rupture bizarrement, un retard de regles de plus d'une semaine.
Mardi 11 septembre 2007
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Sweet ( Painful ) Love
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Demain c'est mon premier jour de travail.
Je vais y arriver.
Je vais y arriver.
Je vais y arriver...
Je... vais... y... arriver...
Dimanche 9 septembre 2007
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Petites Choses du Quotidien
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Rajoutons donc à la liste deja tres
pathetique le septieme : le menteur manipulateur.
"Mais tu sais ma grande, moi j'ai 57 ans, je suis bien foutue pour mon age et je suis jolie... S'il t'as promis des choses je me retire... J'ai tout quitté ; ma maison, mon mari, ma vie...
Mais franchement, entre nous, je suis certaine que tu as autre chose à faire que d'être avec un homme de 25 ans de plus que toi, non ?"
Où comment j'ai tout appris sans rien faire de special.
Au suivant.
Vendredi 7 septembre 2007
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Sweet ( Painful ) Love
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Alors bon je suis dans le fin fond de ma couette depuis le retour de chez mes parents c'est à dire une semaine jour pour jour et j'ai completement deconnecté
de la réalité les volets fermés en regardant des tonnes de films en bouffant des sandwichs à la carotte en vomissant mes trippes et en crachant du sang encore et attendre en soupirant.
Et puis je me suis inquietée pour lui pour rien comme d'habitude et c'est pas grave s'il ne veut pas faire d'efforts et c'est pas grave de s'inquieter parce
qu'il ne donne pas de nouvelles pendant une semaine et c'est pas grave d'avoir été toute angoissée et c'est pas grave d'entendre que tu le saoule en te faisant raccrocher au nez parce que tu lui
demandais de se calmer pour lui dire tu m'as manqué.
Je sais pas ce que j'attends dans mon lit surement quelqu'un qui vienne me faire un calin pour me dire que tout va bien et que la vie est merveilleuse et que
entendre je t'aime je trouverai ca tellement beau que je pourrais en chialer pendant cent six ans parce que j'ai l'impression d'etre la derniere merde que la Terre ait porté et que moi
j'ai de nouveau envie de m'en aller.
Alors tout ca vraiment c'est pas la peine parce que t'auras beau me le dire j'aurai pas assez de colle pour remettre mes morceaux et rien au monde pourrait
m'extirper du gouffre béant profond noir intergalactique où je suis mais si jamais tu veux bien me prendre dans tes bras encore et essayer peut-être finalement pourquoi pas.
Mardi 4 septembre 2007
publié dans :
Sweet ( Painful ) Love
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