Mercredi soir - 00h16 :
"Mais merde ! Tu fais chier ! Laisse tomber ce mec quoi ! C'est vrai, tu ne le sauras jamais s'il t'aime ou pas, t'auras beau
retourner la chose dans tous les sens, à essayer de trouver une explication logique au fait qu'il ne ressente rien pour toi, à savoir comment faire pour que ca change ; le fait est que tu ne le
sauras jamais et qu'en attendant c'est toi qui morfle, à esperer, à penser à lui sans cesse, à te rendre malade, alors qu'il y aura jamais rien parce qu'il est incapable de s'investir ce mec !
Meme s'il t'aime, tu n'auras jamais rien de lui, jamais rien que tu esperes, jamais rien jamais ! Atteris un peu et passe à autre chose ! Et surtout laisse tomber CE MEC
!!!"
Ce matin en direction du métro, je me suis dis frénétiquement à chaque pas que je faisais ; "Mais pourquoi il ne
m'aime pas, mais pourquoi il ne m'aime pas, mais pourquoi il ne m'aime pas, mais pourquoi il ne m'aime pas....."
Et le coeur qui s'emballe d'ennervement.
Et les yeux qui s'imbibent.
Et son briquet au fond de mon sac que je garde toujours sur moi.
Combien de temps il faut pour se remettre d'une injustice ?
Jeudi 28 septembre 2006
publié dans :
Sweet ( Painful ) Love
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J'en ai passé des putains de soirées, ces derniers temps, à ne voir personne et à ne me consacrer qu'à manger manger manger.
Il ne faut pas avaler quoique ce soit le matin, le midi et le reste de la journée parce qu'il ne faut surtout pas regrossir, apres tous ces efforts, ce serait vraiment trop con. Mais le soir, lui
au contraire, est le sujet absolu et quotidien dont il faut penser, préparer, décider, jauger le contenu et la matière. Est-ce que cette quantité-ci suffira ? Est-ce que cette consistance va etre
facile à rendre ? Combien de fois de suite ? Jusqu'à quelle heure ?
Faire ce qu'on a à faire et s'en vouloir ensuite. Culpabilisée mais apaisée.
- "Pourquoi est ce que vous vous decidez à en
parler maintenant ? Vous ne vouliez pas qu'on y touche..."
- Parce que je m'en veux de depenser autant d'argent pour ca. Avant j'avais pas ce probleme là, pour
m'apaiser je ne mangeais plus, et c'était reglé. Des mois entiers j'ai tenu comme ca. Et puis l'année derniere tout à changé, j'ai viré de bord comme les hétéro, et voila. Et je vais vous dire,
je ne regrette pas, entre les deux c'est une sensation nettement differente ; la premiere on se vide au maximum, on se sent légère mais tellement morose, tellement noire à l'intérieur... Pour la
deuxieme, on se remplit, on se vide, ce sont les vases communiquants et apres ca va mieux, on est anesthésiée, on ne ressent plus rien de bon ou de mauvais, c'est comme un très bon
anti-depresseur. Ensuite on est fatiguée, alors on dort... Le coté négatif c'est que c'est une obsession, toute la journée je pense à ce que je vais acheter, combien ca va me couter, combien il
va me rester sur mon compte. J'aimerai ne pas faire de crises, voir des gens le soir, sortir le week end, manger le midi avec mes collegues, ne plus penser à me peser, à calculer, à compter, à
savoir si j'en ai rendu assez, savoir si cela va avoir une incidence sur mon poids ou pas, si on va m'entendre ou pas, et je suis fatiguée, vous voyez, fatiguée de penser à ca toute la journée,
depuis des mois et des mois, et j'aimerai finir ma phrase sauf que j'ai l'impression d'avoir encore pleins de choses dans ma tete à dire ...
Oui. Tellement de choses à dire, ca me tue. Et autant de temps sans toi aussi.
Mercredi 6 septembre 2006
publié dans :
L'intrus
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De retour au nid familial le temps d'un week end - ca ravit ma mere, ca indiffere mon pere - et les poumons remplis de l'odeur de la campagne
humide, il n'est pas sans interet de dire qu'à peine arrivée j'ai deja envie de repartir. Un mois sans c'etait pas de trop, sans blagues.
Ma mere se plie en quatre pour que je sois la mieux accueillie possible et elle en fait trop, à courir apres moi comme un petit chien, sa minuscule voix fluette et gentille, tellement gentille
que s'en est ennervant. Parce que vous savez, les gens gentils, en general on ne les aime pas ; trop faibles pour etre respectés.
Ensuite il y a mon pere, qui me questionne alcoolistiquement sur cette visite. Tu viens nous demander de l'argent ? Non. T'as des problemes ? Non non. Ben alors tu fais quoi ici ? Bah rien... Je
viens vous voir...
Il y a toujours les insultes pour le compte de ma mere. Bizarre de revoir ca. J'avais presque oublié pour un peu, mais non.
Bref. Pendant ce long mois sans internet chez moi, puisque Free a apparemment decidé de me boycotter, je n'ai pas chomé question ruminations à la con. J'ai tout bien noté sur une feuille, et si
un jour j'ai pas trop la flemme je recopierai tout ici.
Je pourrai donner le ton en disant que tous les jours je faisais une crise, que j'ai triplé suite au re-larguage de ce qui etait un temps mon homme, et qui est devenu mon amant, lequel j'ai fini
par ne plus vouloir voir parce que je commencais à avoir mal à l'oesophage.
Je pourrai dire aussi que tous les jours je pense à la mort de mes parents.
Ajouté au fait qu'en moins d'une semaine j'ai reussi à coucher avec mon responsable marketing, qu'il vomit apres m'avoir baisée, et que moi dans ma tete tout va bien, oui oui.
Je vois Aurore demain. On lutte pour avoir des trucs interessants à se raconter. Est-ce encore de l'amitié quand on a plus rien à se dire ? Est-ce une preuve d'accessorisation sociale de ma part
en pensant que non ?
Bon. Un lexo, et au dodo.
Samedi 2 septembre 2006
publié dans :
Des Nuits comme le Jour
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