En fait je crois qu'elle m'a carrement collée au plafond. Tout ce que ca a fait ressortir comme réminiscences depuis hier soir, des petites choses dont je ne me souvenais meme plus et puis des grosses maisons que j'avais enfouies. Toute cette frustration, ce désamour, cette violence physique et verbale, tous ces moments d'agacements qui sont mis bout à bout encore et encore et sans fin et meme encore aujourd'hui, ce manque d'affection et de communication, cette haine, cette reclusion, cette solitude.

J'étais pourtant une gamine comme les autres, je n'ai rien fais de pire qu'une autre. Je ne saurais jamais pourquoi. Pourquoi pourquoi pourquoi.





C'est trop de torture de ne pas savoir oublier, et à cet instant précis, j'ai enfin la certitude que je n'arriverai jamais à vivre avec ca.


Lundi 27 août 2007
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Toutes les bonnes resolutions du monde sont d'actualité ; retourner voir ma psy, reprendre la piscine, continuer mon projet, voir des gens, visiter Paris, mon régime...

Mon homme est la seule personne qui me felicite et ca me met dans un état d'hysterie intérieure quasiment impossible à decrire. Je l'aime encore plus quand il me fait comprendre l'air de rien que je ne suis pas morte, que j'ai encore pleins de choses à faire et à voir, que je PEUX le faire.

Pourtant je ressens comme une grosse fatigue, celle qui me force à l'enfermement et la solitude. L'impression de peser trois tonnes. De ne pas être à la hauteur. De pas savoir comment faire où pourquoi qui quand.

Et puis ce coup de massue hier de la part de ma mere : "Ta cousine, tu sais elle est dieteticienne maintenant. Il faudrait que tu reprenne ton régime pour le mois d'octobre où toute la famille sera là... Elle a donné des conseils à ma soeur et toute la famille lui en demande".

Le pire c'est qu'elle ne se rend meme pas compte de l'impact que ca peut avoir de me dire ca. J'aurai bien aimé lui balancer à la gueule qu'elle me faisait chier et qu'elle aille se faire foutre, mais à quoi bon ; on ne tappe pas sur les simples d'esprit.

Je ne sais pas trop ce qu'elle a cherché à faire, me motiver ou que sais-je, et peut-etre que si j'avais été moins faible moi-meme je l'aurai pris à la rigolade en lui sortant une phrase bien cinglante.

Mais non.



Apres ca je suis montée dans ma chambre et je n'ai plus pesé trois tonnes mais à peu près le triple.



Lundi 27 août 2007
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Ce qu'il y a de bien avec ce groupe c'est qu'ils sont tous gros ou presque mais que pour une fois ca reste en sourdine.



The Magic Numbers - Forever Lost
 
Vendredi 24 août 2007
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Depuis samedi et la soirée repas où je n'ai presque rien mangé, je l'avoue, je bouffe comme quatre. Je suis chez mes parents et de voir autant de nourriture dans leur frigo, dans leur congelateur me donne envie de tout engloutir constamment pour faire en sorte que tout devienne vide.

J'ai deja repris beaucoup de poids avant cette semaine, mais là c'est clair, je ne me pese pas en rentrant sous peine de faire une syncope.

Ce qui me derange le plus, c'est pas tant mon poids - puisque ca se perd - mais la gêne que je ressens à l'estomac. C'est comme s'il ne marchait plus. Inactif. Qu'il prenait tout son temps pour digérer. Et moi pendant ce temps je me sens barbouillée, gonflée, j'ai l'impression de ne pas aller assez à la selle, que tout reste à l'intérieur...
C'est dans ces moments là que l'envie de tout vomir me tappe sur le systeme. Je n'arrete pas d'y penser mais mon dernier essai fut infructueux ; ca me tirait sur l'estomac sans rien rendre. Alors non, je n'ai pas envie de retenter si c'est pour etre frustrée comme ca.

Toutes mes soirées font l'objet des meilleures resolutions possibles, et c'est un echec depuis lundi. A chaque fois je me laisse tenter par du pain de mie, des tranches de jambon, du fromage, des gateaux... J'ouvre un paquet, pensant n'en manger qu'un ou deux, et je me retrouve à tout devorer. Je me prepare des légumes à l'eau et avant que le tout soit cuit j'ai deja fini la barquette de surimi et les 500gr de gruyere... Dès que je sens un peu de place dans mon estomac, je re grignotte, et c'est sans fin / faim.


Bien fait pour ma tronche, j'avais qu'à manger normalement avant.

Vendredi 24 août 2007
publié dans : L'intrus ajouter un commentaire
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C'est pas grave s'il ne reste qu'à peine une journée au lieu de quatre.
C'est pas grave s'il part à 14h00 au lieu de 17h00.
C'est pas grave si on ne fait pas l'amour autant que j'en ai envie.
C'est pas grave s'il est fatigué ou malade.
C'est pas grave s'il habite loin et qu'on ne se voit que toutes les deux semaines.

C'est pas grave si j'ai envie d'hurler.


Combien de concessions peut-on faire quand on aime, et que l'autre le vaut bien ?

Mercredi 22 août 2007
publié dans : Sweet ( Painful ) Love ajouter un commentaire
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Voila une semaine et demie que je n'ai pas fais de crises de boulimie pour la simple et bonne raison que je n'ai plus faim. Non, c'est fini, pas la peine d'insister. Au repas d'hier soir dont j'étais tres contente, j'ai mangé deux lamelles de boeuf et trois de poulet. Pas d'apéritif, de légumes ou de dessert car l'apres-midi à cuisiner m'avait coupé l'appetit. Et c'etait vrai. J'ai grignoté le cake aux olives plus tard dans la soirée et c'est tout.

Paumée entre l'envie de bien faire les choses pour mon corps, et le fait que je DOIS réagir aux agressions extérieures soit en faisant des crises de boulimie soit en ne mangeant plus du tout.

Ai l'impression de ne pas être prete à laisser tomber ce mode de fonctionnement pour le moment mais qu'il faut se faire violence pour son propre bien-être. Trop peu importante pour certaines personnes, l'impression de toujours mal faire les choses ou de ne pas être comme ca peut convenir. Pas assez bien ni intelligente ni dire ce qu'il faut dire ni réagir comme il faut réagir. Decevoir. Alors rien manger pour se punir.


Se decevoir soi-même de ne pas être une fille comme il faut c'est fatal.

Dimanche 19 août 2007
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Repas réussi et quelques orgasmes ponctuels de la part des invités pour certains plats que j'avais preparé. J'y avais deja passé une bonne partie de la matinée, et avec Aurore on a passé 4 heures ensemble à tout cuisiner dans l'apres midi. Contente je suis.

"Tu as grossi... Je te le dis hein c'est pas mechant..."

Moi aussi ma poulette j'ai bien vu, avec mon cul qui ne rentre plus dans mes jeans, mon gros ventre et ma tronche bouffie. C'est pas faute de penser à y remedier, mais ces quelques semaines j'ai eu bien du mal à me consacrer à autre chose que mes crises. C'est une grossiere erreur de penser qu'on maigrit forcement quand on est boulimique ; l'acte etant essentiellement composée de junk food, et si tant est qu'il y ait vidange, il en reste forcement à l'intérieur que l'on digere.
Quand on ne se consacre plus qu'à ca, c'est toute une journée qui tourne exclusivement autour des crises, on peut s'y prendre aussi bien à 16h00 qu'à 4h00 du matin et en dehors de ca, tu ne mange pas normalement, voire pas du tout.

Tu finis par prendre du poids à force de manger ou grignoter n'importe comment et à n'importe quelle heure, à vomir de moins en moins d'aliments parce que les doigts que tu t'enfonces au fond de la gorge ne font plus d'effet, que l'estomac se bloque et ne te laisse plus rien rendre. Et tu te retrouve bien comme une conne au final.

Je n'ai pas envie de reprendre tout le poids que j'ai perdu mais ca se heurte au paradoxe que grosse bouffe = crise = paix intérieure.


Dimanche 19 août 2007
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C'est la tradition ; il y a toujours une semaine au mois d'aout où mes parents partent en vacances, laissant la maison à mon frere et moi. A chaque fois j'organise un repas avec les 7 personnes que je ne vois plus et que j'apprecie - étant donné que j'ai demenagé à une centaine de kilometres de cette région.

L'idée de base était de faire un barbecue, mais vu le temps, il a fallu que je me creuse le cortex à la fois pour trouver un autre repas adapté et pas cher pour 7 personnes, mais aussi pour cacher le fait que je ne mangerai surement pas beaucoup sans eveiller un seul soupcon. Je ne veux pas ressembler à ces filles obsedées par leur assiette - boulimique ou anorexique - qui oublient qu'il y a d'autres gens en face pour passer une bonne soirée et que les TCA à ce moment précis on en a un peu rien à foutre.

Ils vont surement halluciner d'avoir à manger pour 10 jours puisque je compte cuisiner pleins de choses. Il y a eu de nombreuses heures à selectionner les plats, les accompagnements, recopier les recettes, faire ma liste de courses, l'ordre dans lequel il fallait preparer les plats et les cuire, le planning de la journée... C'en est presque trop methodique, trop obsessif.

Il est evident que je ne toucherai quasiment à rien de tout ca. J'aime voir les gens manger, prendre du plaisir à se regaler puisque je suis incapable d'en faire autant pour moi. Je sais exactement combien de calories ils vont ingérer et quels subterfuges utiliser pour que personne ne remarque rien. Il y aura peut-etre Chéri-Chéri alors raison de plus.

Cela fait une semaine et un jour que je n'ai rien ingeré de solide ; uniquement du thé, du café et du jus de citron, avec mon magnésium pour ne pas être fatiguée. Si je mange, avec mon estomac qui a retreci, cela provoquera rapidement une sensation de "trop plein" et une crise que je n'ai pas envie de faire avec du monde à coté.



J-2.

Jeudi 16 août 2007
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Il est 8h00, je viens de me reveiller et j'ai bien - tres bien - dormi. Ca faisait une semaine que je n'avais pas fait une vraie nuit.

Comme j'aime bien raconter mes reves à deux balles ...


Je suis dans la maison de mes grand parents pour un rassemblement familial. Je viens de coucher avec mon oncle, et je suis à table avec pleins de gens que je ne connais pas. Je cherche un dictionnaire anglais que je ne trouve pas, et me remet à table. Je les observe, ils ont l'air sympa tous ces gens... De mon age, une majorité de filles... Et au bout d'un moment j'ose demander : "Mais vous êtes qui en fait ... ? Parce que là..."
Tout le monde me regarde d'un air étonné, pouffe de rire, et l'une d'elle commence à me décrire l'arbre généalogique maternel sur lequel elle finit par me dire qu'ils sont des cousins éloignés. Bon. Ok.

Je me leve de table et tombe sur John Frusciante. *Gaaaahhh !* Il a le crane rasé, me joue des trucs à la guitare et chante ses trucs dépressifs. Et on finit par s'embrasser. Il part et devient d'un coup super absent.
Je rencontre un autre mec, un blond, propre sur lui, gentil, pas bad boy bref ; tout le contraire de John. On flirte carrement pas avec le dos de la cuillere.

Oui mais voila, John revient dans la maison, et je me jette dans ses bras en oubliant le blond, qui s'en aperçoit. Il dit que c'est pas grave, qu'il reste dans le coin, à l'étage. Je m'allonge dans les bras de John et c'est carrement bonheur, pourtant on fait rien de special. Son coté ecorché vif, ses bras, ses tatouages partout* et sa voix grave. Je me met à reflechir sur lequel choisir ; John ou le blond ? Parce que quand meme, ca se pose là !

Apres j'ai pas compris, ca a switché ; j'ai ouvert la porte à des chiens qui appuient sur la sonnette, je vois seulement les pieds du blond en haut de l'escalier mais je sais qu'il me sourie, mes cousines éloignées me font des tresses compliquées sur la tete, je me retrouve à poil dans la chambre de mon grand-pere et ma mere qui me cherche avec une hache...



Et je me suis reveillée toute guillerette. Ah, John, bordel !


Je devrai dormir plus souvent.





* Ndlr : "Ho ho ca te rappelle quelqu'un ca, non ...?"
Lundi 13 août 2007
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Les gens qu'on aime ne sont pas parfaits. On aime les découvrir, les apprivoiser, et on finit par apprecier ce qu'ils sont. Toujours. On aime passer le plus de temps possible avec eux, malgré les obstacles et la distance, faire en sorte que tout semble normal et être bien au chaud dans le creux de leurs bras.

Et pourtant... Tu seras jamais essentielle. Jamais importante. Jamais celle qu'on aime assez pour avoir envie de t'appeler tous les soirs. Jamais celle avec qui on aimerait passer du temps. Jamais vivre ensemble. Jamais d'enfants. Jamais de mariage. Jamais rien avec toi.

T'auras beau battre ton record absolu de crises de boulimie en une journée pour te faire à l'idée que personne ne t'aime assez ; ca sert à rien tout ca puisque tout s'accroche. T'auras beau te sacrifier, te taire, faire une tonne d'efforts. Au final ils t'abandonneront tous, telle que tu puisses être. C'est meme pas une question de te mettre toujours avec le meme type d'homme, car ils ont tous été differents.

J'abandonne moi-meme mes reves de princesse. Je voudrai tellement devenir petite, je voudrai tellement disparaitre. Qui s'en rendrait compte de toute maniere si tu as le coeur brisé, assez pour ne plus avoir faim ?

Meme pas lui.



Les gens qu'on aime ne sont jamais ceux qui nous aime.


Vendredi 10 août 2007
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