J'ai pris 8 kilos en trois semaines soit dit en passant.




Samedi 28 avril 2007
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Je n'ai rien de particulier à raconter ces derniers temps, ici comme avec les gens. Je deviens de plus en plus muette, ou alors c'est un de mes fameux passage à vide où je suis monomaniaque à mort, et à ne me consacrer qu'à une seule chose.

Mon projet avance, mes rendez vous décisifs sont pour la semaine prochaine entre la comptable, le pro du webmarketing, le graphiste, l'ANPE, la CCI... J'ai l'impression que tout va subitement tres vite alors que j'aimerai aller prudemment lentement, tout bien poser à plat. Mes nuits, mes jours à ne pas m'emballer, avoir la tete froide, etre réaliste. Et d'oser tout de meme.

Independemment de ca, je continue mon petit bout de chemin, il ne faut jamais se laisser abbattre. Je resterai toujours convaincue que quand on est pauvre on peut se debrouiller comme tout un chacun malgré tout ; coiffeur gratuit, pédicure gratuite, banque alimentaire, Gibert Joseph où-l'on-se-creve-le-coeur-à-jamais, ménage, baby sitting... et les gens, parfois.

Je sais qu'à force de patience et de courage on arrive toujours à quelque chose de bien.




N.B : J'ai 25 ans dans une semaine et ca commence à me deprimer. Ma psy s'est tappée un fou rire quand je lui ai dis ca. Ca ne m'a pas fait rire pourtant, moi. Quand elle m'a dit au revoir sur le pas de la porte, elle riait encore. Je crois que je n'ai jamais eu aussi honte de ma vie.


Jeudi 26 avril 2007
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Dans mes désirs les plus fous, il y a Lui qui revient. Dans mes désirs les plus fous, nous passons une soirée et une nuit toute entière ensemble, à faire l'amour, à parler, à rigoler et écouter de la musique. Il me dirait que je suis jolie, et ses yeux bleus, ses grands yeux bleus qui se plissent quand il sourit. J'aime quand il sourit ; il a une fossette qui se dessine sur le coin de sa bouche, un petit creux qui me donne immédiatement envie de l'embrasser.
Il n'a jamais rien fait de précis pour m'avoir mis dans un tel état d'émoi. Il a juste été lui, et il est tellement spécial. N'importe qui éprouverait de la tendresse ou de l'intéret. C'est sa personnalité, sa facon de se mouvoir, de parler, de communiquer son humour et ses idées. Au final, il est très lambda. J'aime cette catégorie de lambda là.


Au lieu de tout ca, j'entame la troisieme semaine sans nouvelles. Je lui envoie des mails, des textos sur son Imode, je l'appelle meme si je sais d'avance que ca ne sert à rien car son répondeur est toujours full. Je m'inquiete. Je me demande quoi qui pourquoi. Et quand.
Est ce qu'il reviendra ? Est ce qu'il a juste besoin de temps ? Ou peut etre a t-il trouvé quelqu'un d'autre ? Ou veut-il rester seul ? Est qu'il pense que c'est mieux comme  ca ? Et une tonne de questions que je n'ai pas le droit de poser ; le silence est la meilleure des réponses au pathétisme.

Je m'agite, je m'agite. Je me dis qu'il faut laisser tomber, trouver quelqu'un d'autre, l'oublier. Mais comment le pourrai-je ? Quelle honte de laisser tomber les gens au moindre pretexte, sans avoir fait preuve de patience ou de compréhension. Je n'ai pas envie de le laisser tomber, il a tellement de valeur à mes yeux. Et je suis tellement fière de lui. J'ai conscience d'etre chamallow à mort mais malheureusement je n'y peux rien, et très surement qu'il faut payer pour tout ceux que je n'ai pas aimé avant, avec qui j'étais par dépit, pour ne pas finir seule. C'est ma conscience catholique qui ressurgit parfois.


Ce qui me tue, en plus de comprendre doucement que c'est fini et que je ne le reverrai plus, c'est de n'avoir personne à qui parler de tout ca. Voila deux semaines que je n'ai vu personne, que je n'ai pas rigolé ou discuté. Bien sur il y a internet, mais je ne fais que guetter sans fin le moindre bip de mon Outlook ou de mon MSN. J'imagine que quelqu'un vienne me parler, prendre de mes nouvelles, et que ca dure des heures. Mais la vérité c'est que rien ne remplace un contact chaleureux et physique, une oreille, un regard amusé, une main sur l'avant bras.
J'ai l'impression d'être une junkie enfermée dans une cave, une Marla Singer balancée entre crises de boulimie, depression, période de nymphomanie et de séduction à n'importe quel prix. Quand on baise on est deux et pas seule. Pour quelques heures. C'est le seul avantage.

Si ma conscience catho-pathos revenait là tout de suite, je dirai que c'est justifié, mérité, toutes ces personnes qui m'ont delaissée. De par mon comportement, mon attitude, ma facon de penser. J'aurai beau m'améliorer je resterai toujours moi, avec encore de sacrés defauts, et tout ceux que j'aime qui ne veulent plus me voir. On n'a que ce qu'on mérite.

Je devrai écrire un roman sur l'abandon. J'en aurai pléthore à raconter.



( Ce post en soi est deja un roman. Parfaitement. )



Samedi 21 avril 2007
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Avec tout ce nouveau temps libre, je pense m'occuper beaucoup de moi. Ca changera peu de d'habitude, étant quelqu'un de tres centrée sur elle-meme, mais je fais des efforts meme si personne ne s'en rend vraiment compte. Autobronzant pour le visage et le corps, abonnement à la piscine pour le samedi et dimanche matin, DVD de fitness... J'ai deja perdu beaucoup de poids, à peu pres 60 kilos, et après un temps assez long de 'pause' où j'ai repris peu ou pas de poids, j'ai ce nouveau declic aujourd'hui. J'aime assez les déclics.


Sinon j'ai un projet. Un doux projet. Quasiment irréalisable mais il vaut la peine d'y passer la plupart de mes nuits et de mes journées en ce moment. Parce que j'y crois, parce que ca me donne de la force, parce que parfois tout peut être possible si on se bouge suffisemment. Des idées griffonnées, chiffonnées, mises dans tous les sens, des contacts par ci par là... Si ca ne se fait pas au final, alors tant pis ; l'important c'est d'y croire et de ne pas être utopique, de ne pas s'emballer.

Je sais que la chose est quasi irréalisable, voire suicidaire.

Question pour un champion : Qu'est ce qui n'existe pas en France mais aux Etats Unis, avec une forte demande mais pas chez les personnes minces ? Le premier qui trouve l'idée en question gagne une cacahuete.


Par contre je viens de me rendre compte que j'ai 25 ans
dans deux semaines .

Ca me deprime. D'une force...

Vendredi 20 avril 2007
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ELLE - En quoi voulez-vous qu'on vous aide en venant ici au juste ...?

MOI - Heu... Hmm...

ELLE - silence

MOI - C'est à dire... Je suis fatiguée. J'ai conscience de faire n'importe quoi, de devoir ne m'en prendre qu'à moi meme, sauf que je ne sais pas pourquoi je fais tout foirer, toujours. J'ai peur. Je veux m'en aller mais meme de ca j'en ai peur, alors j'ai reflechi à la question, et j'en suis venue à la conclusion que toutes ces merdes que je me crée c'est finalement pour me retenir de partir. Vous comprenez ... ?

ELLE - Non.

MOI - Bon...

ELLE - Je le repete : en quoi voulez-vous qu'on vous aide ?!

MOI - Je sais pas. Je sais pas. En fait, si. C'est juste que je ne sais pas comment faire pour continuer, et tous ces souvenirs dans ma tete, ca tappe, ca me rend malade ; je pense à mon père, à ses phrases assassines, à ses coups parfois, à ma mere qui pleure, ou qui crie en l'entendant se faire mettre une chaise dans la tronche. Et vous voyez, ca revient toujours dans ma tete, rien ne provoque ces reminiscences, elles reviennent toutes seules et ca resonne, et je suis fatiguée. Et je ne sais pas comment faire pour continuer à vivre en pensant que demain ce sera pareil, qu'apres demain aussi, et pour les 40 années à venir aussi.

ELLE - Hmm hmm...

MOI - J'aime pas parler de mes parents de toute facon, à personne. C'est pathos à mort j'ai l'impression d'etre Cosette. Ca fait partie de moi malheureusement et personne ne peut comprendre l'impact.

ELLE - prend des notes

MOI - Vous pensez que c'est possible de continuer à vivre comme ca ... ?




Rendez-vous dans deux semaines.


Mercredi 18 avril 2007
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Lumière tamisée. Guirlandes et bougies toutes roses.
J'aime juste de plus en plus mon chez-moi.


( Non, je n'ai pas mis d'organza ).



Dimanche 15 avril 2007
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Pour contrer le trop plein, il suffit d'arreter. Arreter de manger, arreter de se goinfrer, arreter d'absorber. On rempli de grands sacs de nourriture meme pas entamée que l'on jettera demain matin, on se dit que peut-etre on pourrait tenir comme ca longtemps. Et ce serait merveilleux. Regardes ta peau qui se fend regardes ton coeur qui dégouline regardes celle que tu ne veux plus être en ce moment.

Assise au milieu de ton lit une cigarette puis deux puis trois et ce personne devant toi. Ne pas dormir, impossible, ca ne sert à rien quand Il ne veut plus de toi. Tu lui cracherai bien à la gueule tellement tu lui en veux. Sauf que meme ca c'est impossible, tu espere toujours et ses bras et ses yeux et sa voix, lui dire que c'est pas grave, que tu comprends, que ce n'est vraiment pas grave et que maintenant il est là. Finalement tu reste larvée dans l'immobilité et l'attente. Elle est bien complaisante cette attente, si parfaite dans son infinité. Les heures te semblent tellement longues, surtout quand elles sont une semaine et demie. Tu compte. Ca ne fait pas tant que ca, non. Mais si. Quand meme. Tu creve toujours un peu plus au fond.

Contre la tristesse. Contre l'angoisse. Contre la colère. Contre les questions. Contre l'absence. Contre l'ennui. Contre ce trop de tout ca, une seule solution ; le vide. Un vide si parfait. Un vide pour apprecier un probable plein.

Peut-etre.


Samedi 14 avril 2007
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Bordel de merde, et quand je pense qu'ils remontent sur scene. Toute ma jeunesse.






A poil Billy et c'est tout.

Vendredi 13 avril 2007
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Les gens me stressent, m'oppressent. Je ne veux plus sortir de chez moi.

Un homme me touche dans la file d'attente et recommence, mes collegues ne m'ont pas dit au revoir ni préparé de pot de depart, je suis venue chercher mon cheque comme une malpropre et suis repartie en prenant mes affaires en silence, ma tutrice qui se force pour me lacher deux mots, mon employeur qui me Kalashnikov la gueule par lettre AR, Chéri-Chéri qui fait le mort pour toujours, les gens qui me heurtent dans la rue...



Ce soir j'ai rendez vous avec ma psy, qui va tres surement me cracher dessus une bonne fois pour toute elle aussi. Et apres, apres... Apres je file faire quelques courses, toujours avec mon sac de voyage ; faire les rayons de long en large, avoir l'oeil qui pétille, qui s'illumine, me perdre en considérations, et finir par faire un cheque que je n'ai pas le droit de faire.

Il est 17h00 à cet instant précis, et je trépigne d'avance sur ma crise de ce soir. Toute cette solitude qui ne sera plus, toute cette colere, cette tristesse... Moi avec moi et rien d'autre que ca, et ce soulagement. 

J'en creve de me sentir aussi seule et de ne trouver du reconfort qu'avec cette habitude, de ne pas savoir faire autrement.
J'en creve de me retrouver là au milieu de mon appartement avec des paquets eventrés et des sacs poubelles eparpillés.
J'en creve de me pencher en avant et les doigts bien au fond, et de me rendre compte que je suis pathétique et degueulasse.
J'en creve de chialer de tout ca, toute une soirée, et de m'endormir encore toute seule dans mon lit tout rose.


Si seulement tu étais là.

Jeudi 12 avril 2007
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Deux mois aujourd'hui.
Et une semaine sans nouvelles de toi.



Mardi 10 avril 2007
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