Dans mes désirs les plus fous, il y a Lui qui revient. Dans mes désirs les plus fous, nous passons une soirée et une nuit toute entière ensemble, à faire l'amour, à parler, à rigoler et écouter de la musique. Il me dirait que je suis jolie, et ses yeux bleus, ses grands yeux bleus qui se plissent quand il sourit. J'aime quand il sourit ; il a une fossette qui se dessine sur le coin de sa bouche, un petit creux qui me donne immédiatement envie de l'embrasser.
Il n'a jamais rien fait de précis pour m'avoir mis dans un tel état d'émoi. Il a juste été lui, et il est tellement spécial. N'importe qui éprouverait de la tendresse ou de l'intéret. C'est sa personnalité, sa facon de se mouvoir, de parler, de communiquer son humour et ses idées. Au final, il est très lambda. J'aime cette catégorie de lambda là.
Au lieu de tout ca, j'entame la troisieme semaine sans nouvelles. Je lui envoie des mails, des textos sur son Imode, je l'appelle meme si je sais d'avance que ca ne sert à rien car son répondeur est toujours full. Je m'inquiete. Je me demande quoi qui pourquoi. Et quand.
Est ce qu'il reviendra ? Est ce qu'il a juste besoin de temps ? Ou peut etre a t-il trouvé quelqu'un d'autre ? Ou veut-il rester seul ? Est qu'il pense que c'est mieux comme ca ? Et une tonne de questions que je n'ai pas le droit de poser ; le silence est la meilleure des réponses au pathétisme.
Je m'agite, je m'agite. Je me dis qu'il faut laisser tomber, trouver quelqu'un d'autre, l'oublier. Mais comment le pourrai-je ? Quelle honte de laisser tomber les gens au moindre pretexte, sans avoir fait preuve de patience ou de compréhension. Je n'ai pas envie de le laisser tomber, il a tellement de valeur à mes yeux. Et je suis tellement fière de lui. J'ai conscience d'etre chamallow à mort mais malheureusement je n'y peux rien, et très surement qu'il faut payer pour tout ceux que je n'ai pas aimé avant, avec qui j'étais par dépit, pour ne pas finir seule. C'est ma conscience catholique qui ressurgit parfois.
Ce qui me tue, en plus de comprendre doucement que c'est fini et que je ne le reverrai plus, c'est de n'avoir personne à qui parler de tout ca. Voila deux semaines que je n'ai vu personne, que je n'ai pas rigolé ou discuté. Bien sur il y a internet, mais je ne fais que guetter sans fin le moindre bip de mon Outlook ou de mon MSN. J'imagine que quelqu'un vienne me parler, prendre de mes nouvelles, et que ca dure des heures. Mais la vérité c'est que rien ne remplace un contact chaleureux et physique, une oreille, un regard amusé, une main sur l'avant bras.
J'ai l'impression d'être une junkie enfermée dans une cave, une Marla Singer balancée entre crises de boulimie, depression, période de nymphomanie et de séduction à n'importe quel prix. Quand on baise on est deux et pas seule. Pour quelques heures. C'est le seul avantage.
Si ma conscience catho-pathos revenait là tout de suite, je dirai que c'est justifié, mérité, toutes ces personnes qui m'ont delaissée. De par mon comportement, mon attitude, ma facon de penser. J'aurai beau m'améliorer je resterai toujours moi, avec encore de sacrés defauts, et tout ceux que j'aime qui ne veulent plus me voir. On n'a que ce qu'on mérite.
Je devrai écrire un roman sur l'abandon. J'en aurai pléthore à raconter.
( Ce post en soi est deja un roman. Parfaitement. )