... little agony", dit cette vieille chanson des Smashing Pumpkins. Toute ma jeunesse.
Adore est quand meme l'album que j'ai dû écouter le plus en boucle après les Cranberries à cette époque.
Aujourd'hui soleil ; au travail, on descend fumer nos cigarettes dehors, mon commercial homo est de plus en plus obsedé, et je le vois s'agiter, me parler de bite en pleine rue à travers les rayons tout chauds qui m'eblouissent, les fenetres du call center sont ouvertes et on se croirait presque en été.
J'ai eu deux déclarations d'amour de mes collègues hier ; une d'abord de la stagiaire marketing qui dit qu'elle m'aime bien parcequejesuisgentilleettoujourssouriante, une autre de l'assistante commerciale à qui j'ai manqué et qui s'inquietait.
Lui non plus ne m'a pas quittée, meme si au final je me sens toujours peinée, et que je ne sais plus ce que nous sommes. Il m'envoit de petits textos l'air de rien, ne me snobbe pas, me parle et est adorable au point de me rapporter du sucre un dimanche soir et d'autres choses, avec le sourire et la tendresse qu'il faut. Un ange.
Et le reste, finalement. Après une très intense période à creuser mon ravin, j'ai saisi une corde qui sort de je-ne-sais-où, et je grimpe. Car j'ai surtout envie de grimper. Je me bouge les ovaires au point qu'à 22h je m'endors comme une merde, encore habillée sur mon lit, avec l'ordinateur qui tourne à coté de ma tete. Ma psy me dirait surement que je fais tout cela pour dissimuler mes conneries, et que finalement toute l'energie accordée ici j'aurai dû l'utiliser pour les bonnes choses.
Sauf que je suis bien incapable de finir quoique ce soit,
.par peur
.par ennui
.que j'ai toujours été comme ca
.que je ne regrette rien
.meme si j'aurai pû devenir une personne de beaucoup plus de valeur le cas contraire.
Mais là, tout de suite maintenant, je me sens bien. Il fait beau, mes collègues m'aiment, lui aussi un peu je crois, je me sens légère parce que je n'ai pas mangé depuis lundi dernier et que j'ai perdu quatre kilos, si ce n'est plus - période rouge oblige, ca fausse les resultats. J'aime cette sensation d'être vide, de ne plus avoir faim, jamais, de se suractiver, d'etre férocement forte dans tout cet auto-controle, et que le moindre probleme n'est qu'une broutille qu'on peut essuyer d'un revers de main.
Ne plus manger c'est comme un très bon anti-depresseur ; tout est une question de chimique organique.
Aujourd'hui soleil ; au travail, on descend fumer nos cigarettes dehors, mon commercial homo est de plus en plus obsedé, et je le vois s'agiter, me parler de bite en pleine rue à travers les rayons tout chauds qui m'eblouissent, les fenetres du call center sont ouvertes et on se croirait presque en été.
J'ai eu deux déclarations d'amour de mes collègues hier ; une d'abord de la stagiaire marketing qui dit qu'elle m'aime bien parcequejesuisgentilleettoujourssouriante, une autre de l'assistante commerciale à qui j'ai manqué et qui s'inquietait.
Lui non plus ne m'a pas quittée, meme si au final je me sens toujours peinée, et que je ne sais plus ce que nous sommes. Il m'envoit de petits textos l'air de rien, ne me snobbe pas, me parle et est adorable au point de me rapporter du sucre un dimanche soir et d'autres choses, avec le sourire et la tendresse qu'il faut. Un ange.
Et le reste, finalement. Après une très intense période à creuser mon ravin, j'ai saisi une corde qui sort de je-ne-sais-où, et je grimpe. Car j'ai surtout envie de grimper. Je me bouge les ovaires au point qu'à 22h je m'endors comme une merde, encore habillée sur mon lit, avec l'ordinateur qui tourne à coté de ma tete. Ma psy me dirait surement que je fais tout cela pour dissimuler mes conneries, et que finalement toute l'energie accordée ici j'aurai dû l'utiliser pour les bonnes choses.
Sauf que je suis bien incapable de finir quoique ce soit,
.par peur
.par ennui
.que j'ai toujours été comme ca
.que je ne regrette rien
.meme si j'aurai pû devenir une personne de beaucoup plus de valeur le cas contraire.
Mais là, tout de suite maintenant, je me sens bien. Il fait beau, mes collègues m'aiment, lui aussi un peu je crois, je me sens légère parce que je n'ai pas mangé depuis lundi dernier et que j'ai perdu quatre kilos, si ce n'est plus - période rouge oblige, ca fausse les resultats. J'aime cette sensation d'être vide, de ne plus avoir faim, jamais, de se suractiver, d'etre férocement forte dans tout cet auto-controle, et que le moindre probleme n'est qu'une broutille qu'on peut essuyer d'un revers de main.
Ne plus manger c'est comme un très bon anti-depresseur ; tout est une question de chimique organique.
Mercredi 28 mars 2007
publié dans :
Petites Choses du Quotidien
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